Comparaison
Micabo ou Anki : ce qui change vraiment
Anki est un très bon logiciel. Il est ouvert, il a vingt ans de recul et une communauté qui a tout documenté. Si tu t'en sers déjà et que ça te va, tu n'as aucune raison d'en changer.
La différence n'est pas dans la planification : c'est le même SM-2. Elle est avant, dans le temps qu'il faut pour avoir des cartes, et après, dans ce qui arrive quand une date d'examen tombe.
Ligne par ligne
Trois lignes vont à Anki, et elles sont écrites telles quelles.
L'algorithme
- Micabo
- SM-2, avec les réglages par défaut d'Anki.
- Anki
- SM-2 historiquement, FSRS aujourd'hui, et les deux se règlent.
Écrire les cartes
- Micabo
- Le cours devient une fiche, la fiche devient des cartes. Tu relis et tu corriges.
- Anki
- À toi. C'est là que passe l'essentiel du temps.
Une date d'examen
- Micabo
- Le paquet se replanifie autour du jour J, et rien ne repart au-delà.
- Anki
- Pas de notion de date butoir. On avance le paquet à la main.
Les façons d'être interrogé
- Micabo
- Cartes, QCM, textes à trou, examens blancs notés, explication à voix haute.
- Anki
- Le recto verso, et les types de cartes qu'on construit soi-même.
Les plateformes
- Micabo
- iPhone et navigateur, le même compte des deux côtés.
- Anki
- Ordinateur, Android, iPhone, navigateur.
Les paquets tout faits
- Micabo
- Aucun catalogue. Tes cours, et ceux que tes amis partagent.
- Anki
- Des milliers de paquets publics, de qualité inégale.
Les cours de tes camarades
- Micabo
- Un cours partagé se reprend en un geste, et devient le tien.
- Anki
- Un fichier à s'envoyer.
La mise en route
- Micabo
- Un document déposé, une fiche à lire, une session le soir même.
- Anki
- Des réglages à comprendre avant la première carte.
Ce qu'Anki coûte vraiment : du temps
Un paquet Anki utile pour un cours de fac, c'est deux à quatre heures de saisie par chapitre : découper, formuler une question par idée, ne pas empiler cinq éléments sur une carte. Ce travail est instructif, le nier serait malhonnête. Mais c'est le travail qui fait qu'on ouvre Anki en septembre et plus en novembre.
Micabo prend cette étape. Le cours devient une fiche remise dans l'ordre, puis des cartes tirées de cette fiche. Tu relis, tu corriges ce qui est faux, tu supprimes ce qui ne sert pas. Ça reste ton travail, mais il commence à la relecture au lieu de commencer à la page blanche.
Ce qu'Anki ne fait pas : la date
C'est la vraie différence de mécanique. La répétition espacée place chaque carte au dernier moment utile, sans fin. Elle ne sait pas qu'il y a un partiel le 14 : une carte notée « facile » repart à trois semaines et ne revient pas avant l'épreuve.
Dans Anki, on s'en sort en avançant le paquet à la main, ou en révisant tout la veille. Dans Micabo, tu poses la date et le paquet se replanifie autour, avec un plafond qui empêche une carte de repartir au-delà du jour J. Le mode examen détaille comment.
Lequel prendre
Reste sur Anki si tu aimes régler ton planificateur, si tu veux FSRS, si tu es sur Android, ou si tu tiens à un outil ouvert dont tu possèdes les fichiers.
Essaie Micabo si ce qui te bloque n'est pas la révision mais la fabrication des cartes, ou si tes révisions sont organisées autour de dates d'examen plutôt que d'un flux continu.
Et si tu hésites : la méthode est la même dans les deux. C'est elle qui fait le travail, pas le logiciel qui la porte.
À lire ensuite
La méthode
Relire un cours ne le fait pas retenir. Ce qu'on retrouve de mémoire tient, surtout si la question revient juste avant l'oubli. Comment Micabo applique la répétition espacée, avec les vrais intervalles.
Mode examen
La répétition espacée ignore le jour J. Le mode examen de Micabo lui donne une date butoir, resserre les passages à l'approche de l'épreuve, et empêche une carte de repartir au-delà.
Dépose un cours, regarde ce qu'il devient.
Sur le site comme sur iPhone, avec le même compte et le même plan.