Que fait le soleil à l'eau des océans ?
La méthode
Relire ne suffit pas. Se souvenir, oui.
Une page relue quatre fois donne une impression de maîtrise qui ne survit pas à la copie double. Ce qui progresse, c'est la reconnaissance : « oui, j'ai déjà vu ça ». Et la reconnaissance n'est pas ce qu'un examen demande.
Ce qui tient, c'est ce qu'on a dû retrouver de mémoire, et ce qui revient juste avant qu'on l'oublie. Deux idées anciennes, mesurées depuis plus d'un siècle, et deux idées pénibles à appliquer à la main. C'est tout le travail de Micabo.
Le rappel actif : la question avant la réponse
Se tester est plus efficace que relire, même quand on se trompe. L'effort de récupération est ce qui renforce la trace : une réponse qu'on cherche pendant trois secondes vaut mieux qu'une réponse qu'on lit en une.
C'est aussi pour ça qu'une carte porte une seule chose à retrouver. Une carte qui demande cinq éléments d'un coup ne se note pas : on en retrouve trois, et il n'existe pas de bouton pour « trois cinquièmes ».
L'espacement : revenir au dernier moment utile
Sans révision, ce qu'on retient d'un cours tombe à presque rien en un mois. Chaque rappel remet le compteur à cent, et la descente qui suit est plus lente que la précédente. Réviser au bon moment ne demande donc pas plus de temps : ça en demande moins, à mesure que la mémoire se stabilise.
L'intérêt n'est pas la forme de chaque courbe, c'est l'endroit où elles se séparent : la première révision. Ce que la répétition espacée automatise, c'est le choix de cet instant, carte par carte.
Ce que Micabo calcule à chaque note
Micabo planifie en SM-2, la règle d'Anki dans ses réglages par défaut. Une carte neuve passe par des paliers courts, 1 min, puis 10 min, avant de sortir en jours. Ensuite, chaque note multiplie l'intervalle par une facilité propre à la carte, qui part de 2,5 et bouge selon tes réponses.
Quatre boutons, pas deux : « je sais / je ne sais pas » ne distingue pas la carte retrouvée avec peine de celle qui est venue seule, et c'est justement cet écart qui décide de la date suivante. Voici ce que les quatre boutons annoncent sur une carte neuve :
Que fait le soleil à l'eau des océans ?
Les intervalles sont calculés par le planificateur de l'app, pas écrits à la main.
L'intervalle est écrit sur le bouton avant qu'on appuie. Un planificateur qui décide dans son coin se fait vite désobéir : on note « facile » pour aller plus vite, la carte repart à trois semaines, et on la redécouvre le jour de l'épreuve.
Le rythme : ce que la charge demande, pas un quota
Micabo ne demande ni un nombre de cartes par jour, ni un budget de minutes. Il regarde ce que les échéances réclament aujourd'hui, le sert en entier, et annonce le temps que ça prendra. Un étudiant voit environ 240 cartes en une heure.
Un plafond de cartes neuves existait ici, calibré sur les 8 passages qu'une carte demande avant d'être acquise. Il avait un défaut décisif : à trois jours d'un partiel, il refusait des cartes de ce partiel au nom du rythme du jour. Retenir du travail le jour où il en faut le plus, c'est se tromper de métier.
La fiche d'abord, les cartes ensuite
Une carte suppose qu'on a déjà compris. Se tester sur une notion qu'on n'a pas lue, c'est apprendre une réponse par cœur sans savoir de quoi elle parle : la carte tombera juste, et l'examen non.
Trois temps, une boucle
L'eau change d'état sans jamais quitter la planète : ce qui s'évapore des océans retombe sur les continents, puis y retourne. 71 % de l'évaporation vient des océans.
Condensation : Passage de la vapeur à l'état liquide, autour de noyaux de condensation.
- L'eau des océans s'évapore sous l'effet du rayonnement solaire.
- La vapeur se condense en altitude et forme les nuages.
- Les précipitations rendent l'eau aux continents et aux océans.
Où la vapeur se condense-t-elle ?
C'est pourquoi Micabo écrit d'abord la fiche à partir de ton document : le cours remis dans l'ordre, les passages qui comptent marqués. Les cartes sont tirées de cette fiche, pas du document brut. Tu lis, puis tu te testes.
Micabo ne définit jamais un terme dont le document ne parle pas. Quand le contexte ne tranche pas, le mot douteux n'apparaît pas dans la fiche : une définition inventée est parfaitement crédible, et c'est ce qui la rend dangereuse.
Quatre façons d'être interrogé sur la même fiche
Le rappel actif ne se limite pas au recto verso. Sur une même fiche, Micabo pose des QCM, des textes à trou, des cartes, et compose des examens blancs notés. Les questions viennent de tes documents, et le planificateur les traite toutes de la même façon : une réponse retrouvée éloigne la suivante.
Examen blanc
QCM
Flashcard
Texte à trou
Ce que la méthode ne fait pas
La répétition espacée place les révisions. Elle ne comprend pas à ta place, elle ne rédige pas une dissertation, et elle ne rattrape pas un chapitre commencé la veille : il n'y a pas d'espacement possible sur une nuit.
Elle ignore aussi les dates, par construction : SM-2 ne sait pas qu'un examen a lieu dans trois semaines. C'est exactement ce que le mode examen vient corriger.
À lire ensuite
Mode examen
La répétition espacée ignore le jour J. Le mode examen de Micabo lui donne une date butoir, resserre les passages à l'approche de l'épreuve, et empêche une carte de repartir au-delà.
Micabo ou Anki
Anki est ouvert, éprouvé et excellent. Micabo écrit les cartes à partir de ton cours et replanifie tout autour d'une date d'examen. Comparaison honnête, y compris là où Anki gagne.
Dépose un cours, regarde ce qu'il devient.
Sur le site comme sur iPhone, avec le même compte et le même plan.